Standard de Liège champion !??? … mes couilles !!!! On dit toujours qu’un championnat est équitable, chacun joue contre chacun, et sur un si grand nombre de matches, les « mauvais jours « et les « bons jours », les erreurs d’arbitrage, la chance ou la malchance finissent par s’équilibrer. Mais qu’en est-il réellement ? Cette étude a pour but de pousser un peu plus loin la réflexion et d’analyser si ce soi-disant équilibre existe réellement. Tout d’abord on sait qu’une équipe de foot ne joue pas toujours à un niveau constant tout au long de la saison. Chacune connaît à un moment donné une baisse de régime ou se voit pousser des ailes. Or que se passe-t-il maintenant si une équipe, par le hasard du tirage au sort du calendrier des matches a la chance de tomber fréquemment contre des adversaires connaissant un passage à vide momentané ? Ce déséquilibre ne serait-il pas à même de fausser les résultats de manière non négligeable ? Pour en avoir le cœur net, les différents résultats des matches du championnat 2007-2008 seront passés à la loupe ici même. Tout d’abord il faut définir ce qu’est « une équipe en forme » et « une équipe en difficulté ». La limite entre les deux est souvent très floue et dépend des paramètres très complexes. Néanmoins, on peut affirmer sans crainte d’avoir tort que la confiance est tributaire des résultats les plus récents. Ainsi, pour déterminer l’état de forme d’une équipe, nous avons pris en considération les trois matches de chaque équipe avant que celle-ci ne rencontre le Standard ou Anderlecht. Le jeu des différentes combinaisons « défaite (0) – match nul (1) – victoire (3) est repris dans les tableau ci-dessous : | 000 | 100 | 300 | | 001 | 101 | 301 | | 003 | 103 | 303 | | 010 | 110 | 310 | | 011 | 111 | 311 | | 013 | 113 | 313 | | 030 | 130 | 330 | | 031 | 131 | 331 | | 033 | 133 | 333 |
On peut donc considérer qu’une équipe ayant réalisé un « 000 » est en méforme totale, alors que celle qui sort d’un « 333 » pète la forme. Ainsi, l’état de forme d’une équipe peut être déterminé d’une manière simple via la relation mathématique suivante : · « % Forme » = (Nbre de points x 100) / 9 Cependant, selon cette relation, un « 003 » a la même valeur qu’un « 300 », alors qu’il est de notoriété commune qu’une victoire au cours du dernier match a plus d’importance sur le moral d’une équipe que celui joué il y a trois semaines. Ainsi, il faut absolument tenir compte d’un facteur supplémentaire, donnant plus d’importance aux derniers résultats. Nous avons dés lors choisi de multiplier les point obtenus lors du dernier match par un facteur 1,3 (car très importants) et ceux de l’avant dernier match par un facteur 1,1. En agissant de la sorte, un 300 vaudra toujours 3 alors qu’un 003 vaut 3,9 !!! Nous avons baptisé cette nouvelle donnée facteur de forme – confiance ». Pour déterminer l’état de « forme – confiance » il faut procéder de la manière suivante : une équipe ayant réalisé 000 obtient un facteur forme – confiance de 0 se retrouve dans un état de 0 % de forme – confiance, alors qu’une équipe ayant réalisé un 333 obtient un score de 3 + 3,3 + 3,9 = 10,2 et se trouve dans un état de forme – confiance de 100%. Tous les scores intermédiaires peuvent être mis en relation avec l’état de forme – confiance via la relation mathématique suivante : « % Forme – Confiance » = Score x 100 / 10,2 ou encore via le graphique suivant : Résultats
Au vu de ceci, nous avons déterminé le « % forme – confiance » de toutes les équipes de la Jupiler League au moment de rencontrer respectivement le Standard et Anderlecht. Nous avons ensuite simplement calculé la moyenne de ces « % forme – confiance ». Les résultats obtenus sont les suivants : - Etat de forme – confiance adversaires du Standard : 48 %
- Etat de forme – confiance adversaires d’Anderlecht : 56 %
Anderlecht a donc rencontré, comme il est clairement démontré ci-dessus, des équipes en moyenne 8% plus efficaces que le Standard. Pour rappel, le championnat s’est soldé de la manière suivante : Standard 77 points Anderlecht 70 " En établissant un classement qui n’est plus simplement basé sur les points, mais plutôt sur des « points – forme – confiance » (PO’F’CON’S), ce qui est beaucoup plus équitable et plus réaliste, on obtient le résultat suivant Standard 77 points x 48 % forme – confiance = 36,96 PO’F’CON’S Anderlecht 70 points x 56 % forme – confiance = 39,20 " Interprétation des Résultats Les deux équipes ont évidemment rencontré les mêmes adversaires au cours du championnat. Cependant, au vu de ce qui précède, il apparaît que les équipes rencontrées par le Standard étaient en moyenne moins en « forme – confiance » que celles rencontrées par Anderlecht. Le résultat final pondéré prouve à suffisance que le champion légitime de ce défunt championnat est donc bien l’équipe bruxelloise. Il était en effet stupéfiant de constater à l’issue du championnat que l’équipe du Standard ait engrangé un si grand nombre de points. Grâce à cette étude, le voile sur ce mystère est enfin levé : ceci est simplement dû au fait que leurs adversaires étaient, le jour de leur rencontre, en général « dans un mauvais jour ». Perspective d’avenir pour le Standard de Liège Malgré le fait que cette année (une fois de plus) ça n’aie pas suffit, le Standard a démontré par le passé (et le démontrera certainement encore) qu’il était capable de réunir un nombre impressionnant de PO’F’CON’S au cours d’une saison. Tags : |